Improviser un gospel….Très simple!

On rêve tous d’improviser un gospel en spectacle. Un gospel bien structuré, bien harmonieux, bien organisé…L’ennui, c’est qu’un gospel nécessite beaucoup de chanteurs, et improviser un chant à plusieurs tourne vite à la cacophonie. Pourtant, il y a un moyen très simple d’arriver à un joli résultat.

Partons sur la structure du chant gospel « Happy day ». Le chant est initié par un leader, le chœur reprenant la mélodie et les paroles que le leader vient de lancer.

Oui, je sais, ça donne des frissons! C’est vrai, ce n’est pas improvisé, ils ont répété des dizaines d’heures pour arriver à ce résultat. Mais, en se basant sur cette structure, il y a un moyen de faire quelque chose de très joli.

D’abord, disposez un joueur devant (qui sera le leader), les autres derrière, qui constitueront le chœur.

1ère étape:Instaurer la mélodie
Le chanteur leader, commence à improviser une mélodie (sans parole). Lorsque cette mélodie est bien installée et répétitive, le chœur la reprend et la chante en boucle.
Conseil: le leader doit prendre son temps, la mélodie ne sera pas parfaite dès le début, il y aura même des fausses notes, mais en restant patient, les choses arrivent.

2ème étape: Instaurer les paroles du refrain
Alors que le chœur chante la mélodie de base en boucle, le leader improvise les paroles (une phrase très simple, à peine 3 à 4 mots…Voyez, dans Oh Happy Day! Y’a que trois mots). Lorsque cette phrase est instaurée et répétitive, le choeur la reprend en boucle.

3ème étape: Là! On s’éclate!
A ce moment, le leader peut improviser les paroles du couplet.
Après il peut s’amuser à faire des signes au chœur pour:

  • Baisser ou monter le volume en élevant ou abaissant les mains
  • Couper le son, instaurer un moment de silence, en faisant un signe en fermant la main (à la Ardisson)
  • Accélérer ou ralentir le rythme en frappant du pied ou des mains
  • Instaurer une chorégraphie (Simple la choré! Vous n’avez pas une armada de John Travolta derrière vous!)
  • Le leader peut changer: si le chœur est stabilisé sur la mélodie, le rythme et le refrain de base, le leader d’origine peut intégrer le chœur, et un joueur du chœur peut devenir leader.

Et voilà ce que ça peut donner…..


3 Comments

  • Sandrine

    18 avril 2011

    décidément, trop balaise cette Vérane; une autre, une autre!!!

    Reply
  • Michaël

    8 juin 2011

    Oula,

    Je viens moi aussi de créer mon blog impro et c’est en cherchant sur le forum http://www.atelierimpro.lightbb.com que j’ai trouvé ton blog.

    J’adore ce type d’article et le tien est réellement intéressant. Je me pose tout de même la question de l’intégration de ce type d’impro dans la construction d’une histoire sur un temps court. L’installation doit être rapide et donc les codes travaillés en entrainements.

    Bravo pour l’article et le style rédactionnel, I’ll be back!

    Reply
  • Elaine

    8 juin 2011

    Bonjour Michaël.

    merci pour tes encouragements

    Le gospel est juste une catégorie sur laquelle une équipe peut s’amuser en match par ex. Lors d’une comparée, les joueurs peuvent s’imposer cette contrainte et s’amuser.
    Ce n’est pas adapté pour l’intégrer dans une impro en « storytelling » (construction d’histoire) où tu vas avoir les étapes de plateforme-rupture-obstacles-objectifs.
    Mais ça permet en cours de spectacle de relancer le public de manière légère et efficace.

    Reply

Laisser un commentaire